eudi 28 juin à 9h45, au lieu-dit Le Pont Landry, à Ambrières-les-Vallées, un camion citerne chargé de 18 000 litres de gasoil, roulant en direction de Chantrigné, a manqué un virage et terminé sa course sur le flanc. L'accident pourrait être dû à un problème de diabète ayant entraîné un malaise. Le conducteur et le passager ont dû être désincarcérés. Le second souffre d'un léger traumatisme crânien alors que le premier est indemne. La route a été coupée, une déviation mise en place et un plan de dépollution a été activé. La cuve, fissurée, a en effet laissé s'échapper le gasoil qu'elle contenait, juste à proximité de la Mayenne. L'Onema, la police de l'eau, est intervenue sur le site pour constater les faits. Les pompiers ont mis en place un dispositif d'urgence, sous forme de barrage, en attendant l'intervention de Sita Grand-Ouest (groupe Suez Environnement), mandaté pour traiter la pollution. Une opération de pompage qui s'est prolongée jusqu'au lendemain a permis d'évacuer 24 000 litres d'eau souillée vers un centre de traitement du Mans. Un curage du fossé et des canalisations a ensuite été réalisé et suivi de l'extraction des terres polluées et de la réfection du fossé.
Vendredi 29 juin, un début de pollution a obligé les pompiers à intervenir sur la rivière La Mayenne. Les hydrocarbures d'une centrale hydroélectrique se sont échappés et se sont mélangés à l'eau à Montflours, près d'Andouillé.
Daniel Gourmelen, éclusier précise : « L'entreprise, qui intervient actuellement sur la centrale, dont nous sommes tous très satisfaits depuis de nombreuses années, n'est pas du tout responsable de cet incident. Des promeneurs sur le pont de Montgiroux, ont constaté une irisation intense des eaux de La Mayenne, pendant que les ouvriers de chantier, l'éclusier et ses deux équipiers étaient en pause déjeuner. L'alerte pollution a été donnée par les riverains de Rochefort.» Immédiatement, sept véhicules, un bateau des sapeurs-pompiers et la gendarmerie, sont intervenus pour déterminer l'origine et la cause de cette pollution. Ils ont décidé, sans plus tarder, d'installer un barrage flottant pour bloquer les effluents des fuites d'huile provenant de la micro-centrale. Ce système très absorbant avait été utilisé notamment lors de la catastrophe de l'Erika. Sous le contrôle de Marie-Claire Seby, représentant l'Office National Eaux et Milieux Aquatiques (Onema) et de la police des eaux, l'opération s'est parfaitement bien déroulée, évitant ainsi une catastrophe.
La fuite d'huile étant colmatée, le site reste sous surveillance des pompiers pour plusieurs jours.
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