Coup de froid dans la première circonscription après l'exclusion d'Yves Cortès, renvoyé de l'UMP par décision du bureau national, présidé par Jean-François Copé. Le candidat aux législatives, maire de Pré-en-Pail et conseiller général, est donc relevé de ses mandats internes de membre du comité départemental et de conseiller national du parti. En cause : sa candidature dissidente, l'utilisation abusive de logos UMP sur des documents de campagne mais surtout ses sous-entendus offensants à l'égard d'autres personnalités de sa propre "famille" politique. Yves Cortès a notamment affirmé (propos rapportés par la presse quotidienne) qu'il n'est pas un « rat de couloir à la recherche d'une 'investiture » et qu'il n'essaye pas de « séduire les apparatchiks du parti ». Les statuts de l'UMP prévoient une exclusion provisoire, en attendant la décision du bureau national dans quinze jours. Le président départemental de l'UMP, Yannick Favennec, prend vigoureusement parti pour une sanction définitive. « Tant que je serai président départemental, il ne retrouvera pas sa place », a-t-il assuré, ajoutant qu'il « assume, en tant que président départemental et en lien avec le comité mayennais, la demande formulée à Jean-François Copé ». Car c'est bien du comité Mayennais qu'émane la requête. « De nombreux membres », dixit Yannick Favennec, sont horripilés par l'attitude d'Yves Cortès. Dans les rangs de l'UMP et même de la majorité départementale au conseil général, Yves Cortès passe en effet pour un homme content de lui, fier de son bilan et de son parcours au point qu'il frise souvent l'immodestie voire l'arrogance. Le président départemental de l'UMP évoque quant à lui les « sous-entendus honteux d'un candidat qui ne se conduit pas comme un honnête homme ».
Et qu'en dit l'homme lui-même ? « Tout va super bien, j'ai l'habitude. Il ne s'agit que d'une Edd : exclusion à durée déterminée. » Jamais démonté, le maire de Pré-en-Pail fanfaronne : « Si je suis en tête à droite dimanche, vous verrez, j'aurai toutes les qualités du monde. Et si je ne suis pas en tête, j'aurai encore plus de qualités car ils auront besoin de mes voix. » Yves Cortès, qui affirme avoir reçu un SMS de soutien de François Fillon, est certain de retrouver sa place après les élections et affirme crânement que l'UMP a plus besoin de lui que l'inverse… Un aplomb presque désarmant qui ne fera pas forcément effet sur les membres du bureau national chargés de statuer sur son cas. Le candidat annonce une défense solide et des « arguments qui devraient faire rire quelques générations de journalistes »… Peut-être… A moins que les sous-entendus dont ces derniers sont aussi l'objet (complaisance avec les instances dirigeantes de l'appareil UMP, incompétence et partialité) ne leur aient déjà fait passer l'envie de rire…
Armel de Sansal
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