En matière de transition écologique, nos politiques nous ont tiré une balle dans le pied plusieurs fois. On sait ce qu'il en est des logements hâtivement classés comme "passoires thermiques" et dont le retrait du marché va priver 2 à 3 millions de locataires de la possibilité de se loger dans des conditions légales, et mettre leurs propriétaires dans les plus grandes difficultés financières et juridiques. Quant au passage au tout électrique des véhicules automobiles, il est en train de faire disparaître l'industrie automobile européenne dans sa quasi-totalité (même en Allemagne) au profit de ses concurrents américains et chinois. Et les Chinois sont maîtres du jeu en ce qui concerne les terres rares recelant les métaux précieux nécessaires aux batteries d'autres panneaux solaires : ils ramassent donc la mise.
Une lueur de bon sens
Mais une lueur de bon sens vient éclairer cet horizon bouché. La Région Île-de-France, qui a subventionné à tour de bras l'achat de vélos et d'automobiles électriques neufs, a voté, le 30 janvier en commission permanente, le principe d'une nouvelle subvention.
Au lieu d'envoyer à la casse des véhicules ayant passé le contrôle technique avec succès pour les remplacer par des véhicules électriques neufs cette mesure francilienne entend favoriser la transformation des véhicules thermiques en véhicules électriques. C'est possible. Les Parisiens voient depuis plusieurs années ces jolies 2 CV Citroën décapotables dont le moteur thermique a été remplacé par un moteur électrique pour promener les touristes dans la capitale. Quelques garagistes se sont spécialisés dans la transformation d'anciennes 4L Renault.
Faire au mieux avec ce que l'on a au lieu de vouloir l'impossible
Cela s'appelle le "Retrofit". C'est assez économique et cela peut se faire de manière artisanale, donc en sauvant des emplois de mécaniciens, voire des garages indépendants. Pas moins de 6 000 euros de prime ont été annoncés pour un véhicule et cela concerne les particuliers ou les entreprises. 1 000 euros pour une moto. Bien sûr, les batteries ne seront pas françaises et bien des problèmes subsisteront, mais tout de même : quel utile changement d'optique que cette "prime à la non-casse" ! Si seulement cette tentative d'économie circulaire pouvait augurer d'une révolution des mentalités où on ferait au mieux avec ce que l'on a, au lieu de vouloir l'impossible en détruisant toujours plus.
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