Une bonne moitié des 233 adhérents de l'association les Abeilles Mayennaises a assisté à l'assemblée générale le 22 février ainsi qu'à la conférence de Jean Riondet, apiculteur chevronné et infatigable chercheur qui a développé la technique PIHP (partition isolée haute performance). Le charismatique président Michel Bellanger tire un bilan très positif de ses quatre années d'exercice : "ce furent des années fatigantes mais enthousiasmantes car je n'ai pas cessé d'apprendre et de transmettre, ce qui est le plus important pour moi. Je suis comblé car le renouvellement de notre conseil d'administration voit l'arrivée de jeunes. Je laisse la présidence confiant. Ces quatre années ont été mises à profit pour remettre l'association à niveau et assurer la pérennité. Elle est reconnue comme agissant pour l'environnement et agréée jeunesse et populaire. Nous pouvons ainsi intervenir dans les écoles, centres de loisirs..." Même s'il ne sera plus là comme responsable il tient à préciser l'orientation à venir : développer l'apiculture familiale et faire découvrir la biodiversité autour de l'abeille. Car "avec l'année difficile que nous venons de vivre, les jeunes auraient tendance à se décourager." Un ambitieux programme de formation en diversifiant les ateliers thématiques a été élaboré : stage à la rencontre des abeilles sauvages, stage jeunesse de la fleur ô miel, renforcement des ruchers écoles. La lutte contre le frelon asiatique reste d'actualité : "la lutte doit être permanente surtout en ville car le frelon y trouve beaucoup d'habitats. Elle doit être l'affaire de tous, apiculteurs ou simples citoyens et adaptée aux saisons. Mais pour cela il faut utiliser des pièges homologués et se faire accompagner car ils ne doivent pas être placés n'importe où et entretenus correctement." Il rappelle enfin que les nids doivent être signalés à la mairie qui se dirigera vers un professionnel pour les détruire.
Jean Riondet a développé son approche de l'apiculture en ne cessant d'insister sur la bonne isolation des ruches par l'intérieur, de façon à économiser l'énergie des abeilles car sans perte d'énergie moins d'abeilles sont nécessaires pour élever les couvains et ainsi libérées pour d'autres taches. Par ailleurs les agents pathogènes ont moins de prise sur la colonie.
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