Le tribunal correctionnel de la Mayenne a examiné un dossier de violences intrafamiliales. Les faits se sont déroulés à Sablé (Sarthe) et à Fontainebleau (Seine-et-Marne), mais concernent deux concubins vivant à Laval. Lorsque les gendarmes sont arrivés sur les lieux d'une altercation au sein du couple, ils ont constaté une plaie sur le visage de la femme. L'appartement de Sablé était complètement vide, à l'exception d'un matelas, car la femme était en partance pour Fontainebleau, afin de rejoindre son compagnon.
Une crise de jalousie à l'origine de la violence
La violence résultait d'une crise de jalousie. Le prévenu, âgé de 37 ans au moment des faits en mai 2023, a porté deux coups de poing au visage et au ventre de sa compagne, puis l'a étranglée. Il s'est ensuite emparé du téléphone et des clés de voiture de sa compagne avant de s'enfuir, tandis que la jeune femme se réfugiait chez un voisin.
La femme, enceinte, vivait en concubinage avec le prévenu depuis un an. Malgré des scènes de violences verbales antérieures, elle souhaitait lui redonner une chance. Une fois à l'hôpital, le médecin lui a prescrit dix jours d'ITT. La présidente du tribunal a évoqué d'autres violences en 2022, lorsque l'homme s'en était pris à sa compagne devant sa fille, s'était emparé de son téléphone pour y relever d'éventuels appels d'autres hommes et avait fini par le briser. Il lui est également reproché d'avoir menacé de mort la femme en brandissant un couteau de cuisine.
La femme avorte, car sa grossesse n'était pas désirée
Pourtant, la femme n'a pas porté plainte. Elle a avorté, car sa grossesse n'était pas désirée. L'homme avait d'ailleurs déclaré "qu'elle pouvait se faire avorter, il n'en avait rien à faire". Elle a aussi perdu son logement et son travail pour le rejoindre.
Le mis en cause est poursuivi pour des faits de violence, pour le vol du véhicule et pour menaces de mort. Il ne reconnaît les faits qu'en partie. L'avocate de la partie civile a parlé d'emprise et l'a qualifié de "beau parleur" et de "manipulateur".
Le mis en cause a été relaxé pour les menaces de mort et les violences de 2022. Il a été condamné pour le reste à une peine de douze mois de prison, dont six avec sursis probatoire de 24 mois, comprenant des obligations de soins et de travail, ainsi qu'une interdiction de rentrer en contact avec la victime. La partie ferme de la peine pourra être aménagée à l'aide d'un bracelet électronique.
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