Dans la nuit du 21 juin, vers 3h30 du matin, le prévenu a semé la panique sur l'autoroute A81, poursuivi par les gendarmes. Pendant 25 km, il a roulé à contresens sur la quatre-voies, ignorant la sirène de la voiture de police et les nombreux signaux d'alerte envoyés par les forces de l'ordre. A 110 km/h, chaque croisement avec un véhicule représentait un danger imminent, obligeant les gendarmes à se repositionner derrière lui pour éviter un drame. Le véhicule a finalement été immobilisé près d'une borne SOS. Les fonctionnaires ont rapidement constaté l'état alcoolisé du trentenaire, qui a admis avoir pris le volant après un repas "arrosé". A la barre, le prévenu n'a trouvé d'autre explication que la fatigue : "J'ai l'impression que je dormais", a-t-il déclaré. La présidente du tribunal l'a interrogé sur l'impact de son permis invalidé, supposant que cela ait pu motiver son refus d'obtempérer. Il s'en est défendu, affirmant avoir passé des examens médicaux après les faits, sans anomalie détectée.
Déjà condamné pour conduite en état d'ivresse, il s'est parfois montré agacé face aux questions du tribunal, incapable notamment de déclarer ses revenus. Le parquet a rappelé la hausse des refus d'obtempérer en France. La procureure a estimé que l'état du mis en cause résultait d'un mélange d'alcool et de fatigue, expliquant son incapacité à justifier son comportement. Me Rolland, son avocat, a regretté de ne pouvoir apporter aucune explication médicale. Il a alors plaidé le changement de condition sociale de son client depuis les faits. Héritier d'une écurie florissante, l'homme, issu du monde des courses de trot, a dû vendre ses chevaux en raison de l'intransigeance du milieu hippique. Ne pouvant plus conduire, il a trouvé un emploi de salarié agricole chez son beau-frère, dans une écurie de Grosbois. Selon l'avocat, ce déclassement constitue déjà une lourde peine.
Outre la peine de prison, le tribunal a prononcé l'annulation du permis avec interdiction de le repasser pendant trois mois, ainsi que la confiscation du véhicule. L'infraction ne figurera pas sur son casier judiciaire afin de l'inciter à "remettre le pied à l'étrier" au plus vite.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.