Un couple d'escrocs devait répondre de ses nombreux méfaits devant le tribunal correctionnel de la Mayenne. L'homme a été condamné à six mois de prison ferme, tandis que sa compagne, plus impliquée, a écopé de trois ans de prison, dont deux avec sursis probatoire.
Les deux protagonistes ont d'abord sévi dans l'est de la France avant de s'installer sur la commune de Commer. Pour obtenir un logement, l'homme a présenté de faux bulletins de salaire, émanant d'une entreprise fermée depuis plusieurs mois. De son côté, la femme a fourni un chèque de caution, que le bailleur lui a retourné faute de provision. Feignant la surprise, elle a alors demandé un RIB pour un virement qui n'est jamais arrivé sur le compte du propriétaire. La quadragénaire a accumulé les délits : achats d'une remorque, d'un compresseur et d'une tondeuse à gazon avec des chèques sans provision, vol du chéquier et de la carte bancaire de son père - qui l'avait pourtant hébergée dans une période difficile -, falsification d'ordonnance médicale, escroquerie envers un garagiste chez qui elle avait fait réparer son véhicule, etc. La présidente du tribunal a évoqué un préjudice total de 11 023 euros. Le mari avait jusque-là été condamné principalement pour des conduites en état d'ivresse, tandis que le casier judiciaire de sa compagne mentionne sept condamnations pour escroquerie, faux en écriture, abus de confiance et vol. La prévenue avait déjà été incarcérée pendant quatre mois alors qu'elle était enceinte. "Que faut-il faire pour que cela s'arrête ?" s'est interrogée la magistrate. Certains créanciers et parties civiles ont pris la parole, insistant sur l'état de mensonge perpétuel dans lequel vivrait la prévenue. Difficile pour Me Robert de trouver la parade face à cette répétition des faits. L'avocat s'est toutefois offusqué des réquisitions du parquet, qu'il a jugées démesurées. Selon lui, le mari n'a jamais été condamné pour de tels faits et s'est contenté de fermer les yeux sur les agissements de sa compagne. Il a ensuite évoqué la détresse de sa cliente, qui a vécu son incarcération comme une peine infligée également à l'enfant qu'elle portait. Il a rappelé que les faits examinés ce jour étaient antérieurs à cette détention et s'est interrogé sur l'impact d'une nouvelle peine pour le bébé qu'elle tient désormais dans ses bras. Le tribunal, après avoir prononcé les peines, a ajouté qu'il n'y avait aucune certitude quant à un éventuel aménagement de la peine pour la prévenue.
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