Bien qu'ayant accumulé les infractions, le prévenu est absent des débats mardi 1er avril au tribunal correctionnel de Laval et est reparti au Maroc. Les gendarmes ont perquisitionné le domicile d'un ancien armurier et y ont découvert un véritable arsenal composé d'armes pour la plupart prohibées et non déclarées. Parmi elles, des armes de catégories A, B et C, des armes de guerre et des modèles aux noms prestigieux comme Magnum ou Remington.
Un ancien de la préfecture de Paris
L'homme, qui a travaillé pour la Préfecture de police de Paris, détenait également un gilet pare-balles et des documents provenant de l'administration, qu'il avait " omis " de restituer. Les enquêteurs ont aussi trouvé un plan de la Préfecture de la Mayenne, certes obsolète, mais qui n'aurait pas dû être en sa possession.
En plus de ces détentions délictuelles, le quadragénaire était poursuivi pour ''faux en écriture et abus de confiance''. Associé à un autre commerçant dans une armurerie située à Mayenne, il a voulu cesser son activité sans en informer son partenaire. Plutôt que de le convoquer, il a rédigé seul le document de cessation d'activité remis au tribunal de commerce. L'ancien associé s'est constitué partie civile.
La défense a précisé que sur les 42 armes retrouvées, seules 10 faisaient l'objet d'une présomption d'illégalité. L'accusé, qui a restitué les documents et le gilet pare-balles, a reconnu les faits et déclaré avoir été dépassé par la situation. Son avocate a décrit un homme admiratif des métiers de la défense.
Le tribunal l'a condamné à 10 mois de prison avec sursis. Il lui est interdit de détenir une arme pendant 5 ans et d'exercer le commerce durant 3 ans. Les scellés ont été confisqués.
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