"Le travail rapporte plus que le trafic." La Procureure a tenu à mettre en garde les prévenus, jugés mardi 25 mars pour un trafic de drogue organisé aux Fourches, à Laval. Pendant six mois, de juillet 2023 à janvier 2024, quatre hommes ont participé à cette activité illégale.
Un trafic structuré autour d'un appartement
Deux d'entre eux, jugés sous escorte, ont été condamnés à trois ans de prison ferme, dont un avec sursis pour celui identifié comme la tête du réseau, et trois mois pour le second, déjà incarcéré en attente d'un procès en Cour d'assises pour des faits plus graves. Le troisième prévenu, présent libre à l'audience, a écopé de deux ans de prison, dont un assorti d'un sursis probatoire. Le quatrième, absent, a été condamné à dix-huit mois de prison, dont douze avec sursis. L'organisation du trafic reposait sur un appartement des Fourches, où étaient stockées les substances illicites.
"Je livrais les ''tablettes de chocolat'' ou les ''bouteilles''"
Le logeur, dernier arrivé dans le réseau, était chargé de livrer les "tablettes de chocolat" ou les "bouteilles", selon le langage codé des trafiquants. Une longue enquête policière, basée sur des écoutes téléphoniques, a mis en évidence les rôles de chacun.
Les interpellations ont commencé par l'arrestation du logeur, qui a livré le nom du plus jeune des deux frères impliqués, spécialisé dans la vente de cocaïne.
Lors de son arrestation, les forces de l'ordre ont retrouvé sur lui 8,35 grammes de drogue et 1 570 euros en liquide. Une perquisition au domicile familial a permis de découvrir de la résine de cannabis, une balance, des documents administratifs et 4 820 euros en espèces, une somme que le père du prévenu a revendiquée. L'aîné de la fratrie, désigné comme le chef du réseau par les télécommunications et les témoignages, s'est présenté de lui-même au commissariat avant d'être placé en garde à vue. Détenu préventivement depuis dix mois, il nie toute implication et se décrit comme un simple consommateur.
Le juge suit les réquisitions du procureur
Le quatrième homme, quant à lui, n'aurait eu qu'un rôle secondaire. Sans domicile fixe après une sortie de prison, il s'était installé dans l'appartement. Son attitude lors de l'audience a posé problème : souriant en permanence, il a fini par adopter un comportement agressif, obligeant la Présidente à le faire expulser de la salle.
Le Tribunal a suivi les réquisitions du Parquet en prononçant des peines de prison et des obligations de travail. En revanche, la demande d'interdiction de séjour à Laval formulée par la procureure de la République n'a pas été retenue.
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