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Laval. Ces organisations que le monde entier nous envie…

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Laval. Ces organisations que le monde entier nous envie…

Léa Belair,  humaniste et militante écologique, avait décidé de donner un peu de son temps aux défavorisés. Pour ce faire, elle avait contacté l’association Renaissance de Tonsure-sur-Ouette qui s’occupait d’un foyer de réinsertion. Elle avait  rencontré sa directrice Hélène Yénard, et monté avec celle-ci un dossier sur l’expression. Elle pensait dans un premier temps faire écrire par les résidents, des saynètes et dans un second temps les leur faire jouer. Faisant ainsi d’une pierre deux coups. Les réconcilier avec l’écriture et par le jeu, leur redonner confiance en eux. Hélas tous les projets de Renaissance  devaient recevoir l’aval de la Drac (Direction régionale des affaires culturelles) Le responsable de la région, un certain Jean Pierre Ménard, avait une haute opinion de sa fonction. A peine contacté, le fonctionnaire avait exigé qu’elle montât un dossier conséquent et complet pour qu’il puisse l’étudier. Débordante d’enthousiasme Léa s’y était pliée, sans rechigner Elle y expliquait par le détail qu’elle envisageait de traiter par l’humour les problèmes auxquels ces exclus de la vie étaient quotidiennement confrontés. La réponse avait été sans appel. Pas assez culturel ! Elle avait tenté d’argumenter qu’au regard du public auquel elle s’adressait, elle pensait qu’il fallait ne pas mettre la barre trop haute. Que la plupart gardait un mauvais souvenir de l’école et qu’il fallait les apprivoiser avec des sujets qui ne fussent pas trop rébarbatifs. Mais que nenni. Jean-Pierre Ménard ne voulut rien entendre prétextant que sa démarche était insultante voir  condescendantes vis à vis de ces adultes. Il lui fallait voir plus loin que le bout de son nez !
Très fièrement, il lui cita ses deux dernières créations.  Le festival de poésie pygmée qu’il avait organisé dans les foyers de jeunes travailleurs des Pays-de-la-Loire ou l’initiation à la musique contemporaine et expérimentale qui, à l’entendre, avait ravi les détenues de maison d’arrêt de Nantes. Renseignements pris,  la venue depuis la République Démocratique du Congo de quatre authentiques conteurs pygmées, leur hébergement et le débarquement des 35 personnes avec instruments et bagages pour deux sessions avaient grevé le budget de la région pour l’année en cours. Surtout au regard du nombre des spectateurs. Une moyenne de deux par représentations pour la poésie équatoriale et sept prisonnières sur les trois cent que comptaient l’établissement pénitentiaire à la première représentation et zéro à la seconde. Le bouche et oreilles ayant fonctionné. On pouvait être incarcéré et garder une certaine liberté vis à vis de l’agression auditive. Léa avait essayé de faire venir potentat de l’art à Tonsure-sous-Ouette. Mais le gugusse se refusa de quitter son bureau nantais. Il n’avait pas le temps de se déplacer aux quatre coins de la région ! Léa Belair avait donc envoyer Jean-Pierre Ménard se faire voir chez les créateurs helléniques !
A Gébérram-sous-Grenouille, coulait comme son nom l’indiquait, la Grenouille, petite rivière qui au bout de quelques dizaines de kilomètres se jetait dans la Mayenne. Voulant mettre en valeur le patrimoine local et favoriser ainsi le développement touristique du département, le maire, Philippe Lécrivain, avait demandé à Richard Belair de réfléchir à cette possibilité. Comme tout un chacun le savait, Gébérram-sous-Grenouille abritait plusieurs sites préhistoriques ainsi qu’un moulin du XVIe siècle. Donc après plusieurs réunions, les deux hommes en étaient arrivés à imaginer un circuit touristique qui finirait au moulin dont une partie serait transformé en musée paléolithique et l’autre en restaurant permettant aux visiteurs de se sustenter. Mais pour cela, ils leur fallait l’accord de la célèbre Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement). Ils prirent contact avec elle et quelques temps plus tard cette dernière les convia, comme Léa Belair avec la Drac quelques mois plus tôt, à  monter un dossier expliquant les tenants et les aboutissants dudit projet. Dossier qu’ils bétonnèrent jusque dans les moindres détails, connaissant le côté tatillon de leurs lecteurs. Ils allèrent jusqu’à solliciter leur député qui mit en avant le bienfait d’une telle démarche, soulignant la création d’emplois et la reconnaissance de la Mayenne. Et surprise, dans un premier temps l’administration avait accueilli le projet avec une certaine bienveillance tout en émettant une réserve. Leurs spécialistes devaient faire une étude informatique sur les risques. Au nom du sacro-saint principe de prévention.
Philippe Lécrivain et Richard Belair patientèrent plusieurs semaines avant de recevoir la réponse sous la forme d’une étude d’une centaine de pages. Les fonctionnaires avaient levé un loup en trouvant dans les annales régionales le récit d’une crue historique  de la Grenouille qui, en 1725, avait submergé Gébérram sous plus de 3,74 mètres d’eau, moulin compris. De plus, leurs spécialistes informatiques, grâce à une étude prospective, en étaient arrivés à envisager la répétition éventuelle d’une telle crue dans les 100 prochaines années. Devant ce risque catastrophique, ils préconisaient aux réalisateurs du projet, de surélever le plancher du moulin de la hauteur de la crue pour éviter tous dangers !

 

 

Par Patrick Mercado

Gébérram-sous-Grenouille ainsi que tous les personnages et autres lieux sortent de l’imagination de l’auteur. Ceux qui penseraient se reconnaître ou reconnaître un ami, un voisin, une connaissance seraient dans l’erreur.
Le maire et Richard étaient dans l’expectative. Ils avaient relu plusieurs fois les instructions avant de consulter le plan du moulin. La hauteur de la grande pièce du rez-de-chaussée où ils envisageaient d’installer le restaurant, étant de 4,55 mètres, si ils suivaient les recommandations de la Dreal en surélevant le plancher des 3,74 mètres,  ils leurs resteraient exactement 81 cm sous plafond ! Philippe Lécrivain était dans une colère noire, vouant au diable les incompétents qui découvraient qu’en Mayenne les moulins étaient construits au bord de l’eau. Richard, lui avait trouvé la solution.
- « Tu t’emportes pour un rien ! C’est simple. Il n’y a plus qu’à organiser des banquets romains, où les clients mangeront allongés et seront servis par des lilliputiennes ! »


La semaine prochaine : Les “cas soss…”

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