Tout avait pourtant bien commencé. C'est peut-être ce qui est le plus rageant après la défaite du Stade lavallois face à Grenoble.
Cinq jours après avoir signé son premier contrat professionnel, le milieu de terrain Enzo Montet se la jouait style capoeira dans les airs pour contrôler un ballon servi par Malik Sellouki et plein de sang-froid ouvrait son pied pour lancer les siens sur la voie (9e). Celle qui devait les ramener à deux points de Guingamp et Dunkerque (les deux équipes s'affrontent lundi 7 avril) pour préserver cet objectif de playoffs.
À court d'idées
La suite ? Beaucoup moins brillante. Elle n'a pas permis d'illuminer davantage le premier but d'Enzo Montet en Ligue 2. "Je commençais à bouillir sur le banc, réagissait à chaud Olivier Frapolli. Je trouve qu'on a arrêté de jouer au lieu de continuer à mettre du rythme. On n'était pas en danger outre mesure mais on n'avait pas cette volonté de mettre le deuxième but."
Grosse erreur. Plombés par deux bourdes juste avant la mi-temps - une relance hasardeuse d'Amin Cherni dans les pieds d'un Isérois et une talonnade imprudente de Malik Tchokounté dans le rond central qui offrait une opportunité en or aux adversaires - les Lavallois sont rentrés aux vestiaires menés au score, la tête dans les chaussettes.
Ils en sont revenus pas plus pimpants, à court d'idées, de jus et sûrement de talent. "On touche peut-être du doigt nos limites, concédait l'entraîneur. On a senti de l'impuissance même si dans l'énergie je n'ai rien à reprocher à mes joueurs."
À Bastia, pour y faire quoi ?
Dans quel état d'esprit se rendront les Tango à Bastia après ce deuxième revers lourd dans le sprint final ? Théo Pellenard l'assure, "on va continuer de jouer les matchs sans regarder devant ni derrière. L'objectif est de pouvoir jouer tous les matchs à fond." Pour cela, il faudra vite engranger des points. Car en attendant le résultat de la confrontation entre Guingamp (5e) et Dunkerque (6e), les Lavallois comptent déjà cinq points de retard sur leurs deux principaux concurrents, et des jambes de plus en plus lourdes.
Le décor du prochain rendez-vous a de quoi faire frissonner : Furiani, ses tribunes bouillantes, et une équipe bastiaise en pleine forme, redevenue redoutable à domicile. On connaît le tempérament corse, la pression du public, la hargne dans les duels : ce n'est pas exactement le genre d'endroit où l'on vient se relancer tranquille, surtout avec le moral dans les chaussettes. Tout pourrait s'y jouer. Tout pourrait aussi s'y terminer. Il va falloir autre chose qu'un simple sursaut pour ne pas voir le train des playoffs filer sans les Tango.
Prochaine journée : Bastia (7e) - Stade lavallois (6e), lundi 14 avril au stade Armand Cesari (anciennement Furiani), 20h45.
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