L'un, 26 ans, doit se plier en eux pour parler dans le micro. L'autre, 21 ans, est plus petit. Jusqu'au 18 janvier dernier, tous deux, vivant dans la région parisienne, partageaient la même cellule de la maison d'arrêt de Laval. Ils se sont retrouvés ce vendredi 29 janvier, dans le box des accusés du tribunal correctionnel de Laval.
Le 18 janvier, le premier, détenu pour un défaut de permis, avait menacé un surveillant qui ne lui avait pas apporté son tabac en brandissant un article de presse relatant une tentative de meurtre sur deux surveillantes de l'administration pénitentiaire. Le second, emprisonné en attendant un jugement dans une affaire de stupéfiants, s'en est mêlé et a insulté l'agent à plusieurs reprises cette journée-là.
Dans cette affaire, c'est parole contre parole. Les deux détenus nient en bloc les propos qui leur sont prêtés. Selon eux, le surveillant est coutumier des provocations, en particulier racistes. Ils disent ne pas entrer dans son jeu. « Pour moi, c'est Casper, c'est un fantôme », précise l'un des prévenus. Le surveillant se sait peu apprécié des détenus car particulièrement à cheval sur le règlement.
Pour le procureur, « les menaces sont caractérisées ». Il requiert cinq mois d'emprisonnement avec mandat de dépôt. Les deux avocates de la défense appuient sur le doute qui persiste dans les dires des uns et des autres. Le tribunal juge les deux hommes coupables et les condamne à deux et un mois de prison.
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