Le 14 mars, la deuxième tranche de la déviation Moulay-Mayenne était mise en service. Si les habitants peuvent se réjouir de la baisse du trafic, et notamment des poids-lourds, le commerce a pu lui souffrir de cette baisse. Plus d’un mois après cette ouverture, les commerçants des zones de l’Huilerie et de la Peyennière ont-ils senti une différence de fréquentation ?
Du côté de Mc Donald’s, la clientèle de passage est moins nombreuse. « Nous n’avons pas assez de recul pour avoir une affirmation définitive, mais cette déviation nous impacte. On ne peut pas le nier. Nous ne captons plus les gens de passage, comme les routiers… », affirme Pascal Balet, franchisé. L’enseigne de restauration rapide regrette simplement de ne pouvoir indiquer sa présence, via un affichage sur la rocade.
A la cafétéria Resto Motte d’Hyper U, la gérante, Christine Louvigné, assure que « pour le moment rien n’a changé. Nous n’avons pas ressenti de différence. Cela ne veut pas dire que ça ne peut pas arriver plus tard. Sur l’Hyper, on se demande même si la déviation n’a pas un impact positif. Les gens se disent que la circulation est plus fluide et qu’ils ne feront pas la queue dans les bouchons. »
La boulangerie Au pied du four constate elle un changement de clientèle. « Nous avons moins de gens de passage, qui aujourd'hui empruntent la déviation. Il est dommage que la signalisation ne soit pas mieux adaptée et n'incite pas uniquement les camions à emprunter cette déviation », précise Hervé Ronceray, le propriétaire de la boulangerie.
Impossible en revanche de savoir ce qu'il en est pour la station service Elan de Moulay. Elle n’a pas souhaité communiquer à ce sujet.
Les commerçants de la zone de la Peyennière, eux, ne semblent pas se plaindre d’une baisse de fréquentation de leurs boutiques. « Il y a moins d’attente pour atteindre le magasin. C’est plutôt positif », explique la responsable de la Halle aux vêtements. Pour faciliter encore davantage l’accès aux magasins, une pétition a été signée par les commerçants de la rue de la Peyennière afin que la ligne blanche soit abandonnée. Une demande entendue. Michel Angot, maire, assure que « le retour des pointillés sur la partie basse de la rue devrait se faire sans attendre. »
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