Le sous-préfet de Mayenne, Claude Gobin, en convient : « On observe un certain glissement. Tout est bon pour se faire de l'argent. » Y compris détourner l'objet d'une association pour organiser une soirée privée. Une démarche pourtant strictement interdite. « Un privé ne peut pas louer une salle des fêtes ou communale à but lucratif, rappelle le représentant de l'Etat. Et si une association reconnue d'utilité publique loue une salle, il faut qu'il y ait une cause publique et que ça ne serve pas à un privé. »
Claude Gobin en appelle ainsi aux maires : « Qu'ils portent une attention sur l'utilisation qui est faite de leurs salles car une collectivité locale qui loue sa salle le fait sous l'autorité du maire. »
Jusqu'à présent, aucune infraction n'a été officiellement relevée dans le département. « Il n'y a pas eu de poursuites, seulement des rappels à l'ordre », indique Claude Gobin qui invite les boîtes de nuit qui dénoncent cette concurrence déloyale à se rapprocher du parquet.
La réglementation encadre aussi la vente d'alcool, limite qui serait parfois franchie lors de ces soirées. « Le débit de boissons peut être autorisé à une association jusqu'à cinq fois par an, mais uniquement pour la vente des alcools de premier et troisième groupe : le vin, la bière, le cidre... Cela exclut tout alcool fort », rappelle encore le sous-préfet.
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