« Nous voulons devenir une entreprise phare et rapatrier beaucoup de travaux, partis en Italie et en Espagne pour des questions de prix. » Hubert Pédurand n'y va pas par quatre chemins. Le président de l'imprimerie Floch à Mayenne s'inscrit clairement dans une démarche de reconquête des marchés. « Pendant la procédure de redressement judiciaire, les éditeurs ont envoyé des lettres d'intention. Il faut confirmer maintenant ! Nous avons fait le nécessaire, aux éditeurs de jouer le jeu. » Et de citer Flammarion, Gallimard, Michel Lafon, Hachette, Acte Sud, Plon...
Pour retrouver la productivité, après l'ajustement de la masse salariale et la liquidation d'une holding, la société a mis en place des outils de contrôle de gestion et de production communs avec l'actionnaire majoritaire, la Scop Labalery, la robotisation des outils en sortie de chaîne... Autre investissement : l'imprimerie spécialisée en littérature générale a intégré Jean-Marc Bennureau, « très connu des éditeurs », au poste de directeur commercial en début d'année. Avec un chiffre d'affaires attendu de 6,8 millions d'euros, le prévisionnel promettrait ainsi la rentabilité dès 2016.
Et Hubert Pédurand ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. « En septembre, nous allons démarrer une troisième rotative, ce qui nous offrira une capacité de 30 % de production en plus. » Mieux que ça, le président de Floch veut carrément plus que tripler le chiffre d'affaires en allant sur un nouveau gros marché. « Nous visons les 20 millions d'euros. » Pour ce faire, il envisage d'augmenter le nombre de ses équipes. Dans l'immédiat, les démarches d'embauche concernent quelques unités.
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