Pendant près de cinquante ans, il fut l’homme le plus puissant des ノtats-Unis. Plus puissant même que les présidents. Anticommuniste, raciste et homophobe, J. Edgar Hoover régna sur le FBI et se distingua en le réformant et en le modernisant.
Comme le titre l’indique, Clint Eastwood s’est surtout intéressé à l’homme plutôt qu’à son action dans cette ?uvre aussi brillante que passionnante. Certes, il est fait allusion à l’enlèvement du bébé de Charles Lindbergh, à la mort de John Dillinger, aux liens du héros avec la Mafia, et à ses fameux dossiers secrets, etc., mais l’on sent que ce qui intéresse le plus le cinéaste, ce sont les failles de cette personnalité complexe. De ses liens fusionnels avec sa mère à son amitié indéfectible avec son adjoint, Clyde Tolson, en passant par ses difficultés à nouer des relations durables avec une femme, le cinéaste explore toutes les facettes de cet homme de pouvoir.
L’interprétation de Leonardo DiCaprio est réellement impressionnante, tant le comédien parvient à traverser les âges avec aisance et réalisme (et le secours d’une maquilleuse exceptionnelle), et elle est pour beaucoup dans l’intérêt que l’on prend à regarder ce film qui est pourtant très long et un peu trop confus, du moins au début.
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