La guerre de Sécession touche maintenant à sa fin, et Abraham Lincoln, qui vient d’être réélu triomphalement, s’attelle à un nouveau combat : faire voter par le Congrès un amendement (le 13e), pour abolir l’esclavage.
Cela fait plus de dix ans que Steven Spielberg prépare ce film-hommage à un de ses héros préférés, qui est aussi celui des Américains, Abraham Lincoln. Dans cette fresque magnifique, c’est à la fois le fin politique, qui manœuvre pour faire aboutir ses idées, mais aussi l’homme qui est présenté, avec ses faiblesses et ses blessures. Et c’est ce constant va-et-vient entre l’homme public et l’homme privé qui fait tout l’intérêt de cette œuvre. Car le cinéaste a réussi à éviter l’hagiographie, pour mettre en scène ce personnage historique qui a changé la face de l’Amérique, à force de ténacité, de courage, mais aussi de calculs politiciens et de manipulations. Quelques brèves scènes montrent que la guerre est bien présente. Daniel Day-Lewis est impressionnant de force et d’humanité en Lincoln, et les comédiens qui l’entourent sont tous sensationnels.
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