Quand on circule entre Laval et Mayenne, il n'est pas rare de croiser un objet roulant non identifié. Derrière les manettes de cette soucoupe roulante, on retrouve Sébastien Courteille.
Sourire aux lèvres et lunettes sur le nez, le Lavallois n'a rien d'un alien. D'ailleurs, le quadragénaire ne pilote pas un vaisseau mais un vélo couché caréné. « Le pédalier est à l'avant et je m'assois dans un siège coque. Je me sers d'un guidon muni de vitesses. Ça fonctionne comme un vélo, sauf que je suis allongé », présente le cycliste. Par rapport à la petite reine classique, l'engin se montre plus confortable. « Il n'y a pas de selle, pas de poignées... On est un peu comme dans un canapé », souligne Sébastien Courteille. Le carénage offre aussi un meilleur aérodynamisme : « La résistance à l'air est très faible, ce qui permet de rouler jusqu'à 45 km/h sur le plat sans forcer. Je vais deux fois plus vite qu'un vélo normal. »
Un appel à la tolérance des automobilistes
Tous les jours, le Lavallois enfile « un short et un t-shirt » et prend place à l'intérieur de son cockpit. Il avale les 40 km aller-retour qui relient le quartier d'Avesnières à l'Artipôle de Martigné-sur-Mayenne.
Face aux remarques hostiles de certains automobilistes, le cycliste lance un appel à la tolérance. « Je peux comprendre que des gens soient surpris, que je les ralentisse. Mais sur un trajet de 30 minutes, ça représente quoi ? Il faut apprendre à partager la route et sortir du schéma tout voiture », conclut-il.
Retrouvez son témoignage en intégralité dans notre dernière édition du Courrier de la Mayenne.
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