Mikael Blomkvist, journaliste d’investigation, est engagé par un riche industriel suédois, pour enquêter sur la disparition de sa nièce, probablement assassinée par un membre de sa famille…
Deuxième adaptation du premier volet de la trilogie de Stieg Larsson, le film de David Fincher a été mis en chantier deux ans après celui de Niels Arden Oplev, déjà très réussi. Génie de l’image, chantre de la noirceur, David Fincher met en scène une nouvelle histoire de serial killer. Le très talentueux directeur de la photographie Jeff Cronenweth donne vie avec subtilité à l’enfer glacé qui sert de territoire à l’inquiétante famille Vanger. Dans le film, les extérieurs se montrent aussi anxiogènes que les intérieurs, la lumière oscillant entre le blanc, le gris et le noir. Mais l’une des grandes réussites de ce film est la musique de Trent Reznor. Ce Mozart du XXIe siècle a mis 14 mois à créer l’incroyable bande son du film, brillant opus atmosphérique qui fonctionne comme la synthèse de tout son savoir-faire. Le générique du début, qui ressemble à un clip, axé sur la noirceur sous toutes ses formes, est probablement l’un des plus beaux jamais vus au cinéma.
Daniel Craig est excellent, et Rooney Mara compose une Lisbeth Salander très crédible, bien qu’inférieure à celle de Noomi Rapace, dans le film de Niels Arden Oplev.
La thématique de l’extrême misogynie étant au centre du récit, entre une héroïne victime de viols et un serial killer violeur et tueur de femmes, il ne faut pas s’étonner que certaines scènes soient aussi brutales que crues.
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