Flavien Kobdigué, chanteur et écrivain mieux connu en Mayenne sous le nom de Kaar Kaas Sonn, entame une grève de la faim pour défendre le respect de la justice et de la liberté au Tchad. Depuis le 1er mai, des arrestations arbitraires de députés et de journalistes sont perpétuées au Tchad, suite à ce que le gouvernement a qualifié de « tentative de déstabilisation du système ». Ces événements, pourtant peu relayés par les grands médias, vont à l’encontre du respect des institutions. Assis sur un banc place du jet d’eau à Laval, Kaar Kaas Sonn explique le but de son action qui se veut avant tout spontanée : « L’idée est de médiatiser la cause, amener les gens à discuter pour faire pression sur ce qui se passe là-bas.» Si les artistes, selon lui, sont dépositaires de l’opinion, il s’engage surtout à titre personnel, sans position partisane, pour le respect des droits de l’homme. La décision d’arrêter de s’alimenter est à la fois un moyen non violent de manifester, mais aussi un geste fort, qui interpelle. « Cela a plus d’impact, ça touche davantage les gens ». Pour l’instant, Kaar Kaas Sonn ignore la durée de son engagement et n’exclut pas la possibilité d’une action collective pour attirer l’attention des autorités. « Le plus important pour le moment c’est de libérer ces gens-là, pour la paix sociale ». Interrogé sur la situation, François Hollande, qui a déjà reçu le président tchadien Idriss Deby en décembre 2012, réitère sa volonté de défendre les droits de l’homme en Afrique. Les deux hommes devaient se retrouver hier mercredi 5 juin pour la remise du prix Félix-Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, adressé cette année au président français.
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