A la suite du refus du préfet de permettre l’installation d’un Carrefour Contact face au cimetière, les gérants du 8 à Huit de Martigné-sur-Mayenne, Didier et Mireille Mareau, se mobilisent. Ils ont lancé une pétition.
Deux éléments motivent le refus d’installation : la sécurité piétonnière en raison de la traversée de la RN162 et la construction sur des terres considérées comme dédiées à l’agriculture. « C’est dommage, regrettent les gérants, désireux d’amener du dynamisme à la commune. C’est devenu trop vétuste et trop petit ici. On bloque les rues quand les commandes arrivent, ça aussi c'est dangereux, répond Didier en désignant l’exiguïté de sa réserve. Et puis les gens, pour prendre leur car ou aller au cimetière, ils sont bien obligés de traverser la Nationale. Et pourtant il n'y a jamais eu d'accidents, font-ils remarquer. Si c'est un problème, alors on est prêt à aller chercher les gens dans le bourg pour leur sécurité. On est vraiment prêt à trouver des solutions aux problèmes, sourit la gérante en ouvrant les bras. Depuis qu’on a repris le magasin en 2009, on a doublé le chiffre d’affaires et on pense à l’agrandissement depuis 2012 », explique encore Mireille.
Plus de produits, plus de stationnement
L’impossibilité pour eux de s’agrandir, l’envie de se lancer dans une nouvelle aventure et aussi de devenir propriétaires, les a conduits à cette réflexion d’installation qui leur permettrait de doubler leur surface de vente. « Les gens nous demandent plus d’assortiments, plus de choix », argumente Mireille. « Et puis un parking plus grand », sourit son mari en pensant à la petite huitaine de places dont il dispose et qui engendre un stationnement chaotique aux abords de leur magasin.
Aujourd’hui 3 500 références s’alignent dans le 8 à Huit. Le Carrefour Contact en permettrait 7 000 sur 450 m2 « et un rayon bio, sans compter aussi une plus grande boucherie », promettent-ils. Impact direct de cet agrandissement, l’emploi. Aujourd’hui ils sont quatre personnes. Ils emploieraient jusqu’à trois équivalents temps plein supplémentaires.
Avec une station essence
Le nouveau supermarché s’accompagnerait également d’une station essence 24/24 dans une zone rurale dépourvue en carburant. « L’essence, c’est un atout supplémentaire pour la commune. Les gens sont demandeurs plutôt que de faire des kilomètres pour trouver une pompe, martelle le couple avant d’ajouter, ce projet, c’est du gagnant/gagnant pour tout le monde. »
Mais jusqu’à quand Didier et Mireille Mareau sont prêts à attendre ? « D’ici fin 2018, il nous faudra une réponse ferme. On est très bien à Martigné. On veut tout faire pour rester ici, mais si on nous dit non, on partira », s’attristent-ils.
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