De grands portraits, des photos artistiques « comme thérapie pour s'accepter », précise Cécile Avenier. Cette Mayennaise de 47 ans a connu la maladie. Fin 2013, on lui diagnostique un cancer du sein. L'ablation du sein gauche est obligatoire. Elle sera réalisée début janvier 2014.
Cécile Avenier découvre des photos, dans un magazine. « Des femmes ayant subi une ablation sont devenues modèles pour des portraits, pour pouvoir s'accepter », explique cette aide à domicile.
Avec une amie, Sylvie, habitante d'Aron, victime aussi d'un cancer du sein, elle décide de contacter un photographe professionnel. Une séance photo de trois heures est organisée en novembre 2016. « Au début, nous n'étions pas très à l'aise. Et puis, on prend confiance. A un moment, on oublie son corps, on oublie l'objectif ».
Exposées à la polyclinique
Ces portraits ne cachent rien de leur opération. C'est au contraire tout l'objet de la démarche. « Avec cet album, on apporte notre témoignage. On souhaite montrer notre part de féminité. Le sein est un attribut féminin, de mère. Même si notre corps a changé, nous restons des femmes ».
Les photos ont été exposées en mars 2017 au service de cancérologie de la polyclinique du Maine, et y resteront deux mois. « Nous en sommes très fières. Elles n'ont pas plu à tout le monde. Elles peuvent choquer, il y a aussi un côté nudité. »
Cécile ne regrette pas de les avoir faites. Elles lui ont permis de se reconstruire. « On n'ose pas parler de la maladie. Le cancer reste un tabou dans nos sociétés. J'ai perdu un couple d'amis. Pour d'autres, c'est le mari qui s'en va ». Ces portraits sont autant de témoignages de ce qu'elles ont traversé.
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