Réauté s’est lancé dans l’aventure il y a tout juste un an. « Après le rachat de l’entreprise par le groupe Buton, nous cherchions à développer la notoriété de la marque », confie Bruno Demezet, directeur commercial et marketing. Rencontré quelques mois plus tôt lors de la transat anglaise, c’est Armel Tripon, un Nantais, qui officie aux commandes de l'ancien trimaran d'Yves Le Blévec, construit en 2009. « Nous l'avons racheté à une autre entreprise mayennaise, Actual », complète le skipper.
Le multicoque a subi quelques transformations l'hiver dernier pour améliorer ses performances. « L’ajout de foils, des dérives courbes installées sur chaque flotteur, nous ont permis de gagner entre 15 et 30% de vitesse. Globalement, cette innovation est une vraie attraction et va permettre de redynamiser la catégorie des Multi50. » Sur cette transat, Armel Tripon sera épaulé par Vincent Barnaud, chargé de rendre le bateau plus compétitif. Ensemble, ils comptent mettre entre 11 et 15 jours pour boucler les 4 350 miles (8 000 km) qui relient Le Havre à Salvador de Bahia au Brésil.
Un podium à défendre pour V&B
« Il faudra, dans un premier temps, gérer la Manche, sa météo et son trafic. Les premières 24 heures ne seront pas simples, nous serons bord à bord avec les concurrents et nous devrons cohabiter avec les cargots », redoute Maxime Sorel, le skipper de V and B. Le golfe de Gascogne, l'anti-cyclone des Açores, le célèbre Pot-au-noir et sa depression qui peut immobiliser les bateaux pendant de longues heures, seront autant d'épreuves à surmonter.
Maxime Sorel, de son côté, pense mettre entre 18 et 22 jours pour boucler sa deuxième transat Jacques-Vabre. Pour rappel, le skipper V and B avait terminé 2e des Class40 en 2015 et ne cache pas son ambition d’être devant cette année. Le Malouin connaît désormais beaucoup mieux son bateau. Il a participé de très près à sa construction en 2015. Cet hiver, le Mach 40,3 a lui aussi subi quelques modifications : les ballasts arrière ont été modifiés pour améliorer le comportement du bateau et sa puissance notamment, avec un gain de vitesse moyenne non négligeable de 9%. Maxime Sorel et Antoine Carpentier auront fort à faire dans une catégorie qui comptera une vingtaine de bateaux, « dont six gros concurrents qui manieront des bateaux très récents ».
Le départ de la transat sera donné ce dimanche 5 novembre à 13h30.
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