Nous sommes le 30 mars 1968. Comme tous les jeudis, Le Courrier de la Mayenne est en vente. Sa une : « Vers le grand Laval de demain. La Zup Saint-Nicolas, avec ses 2 500 logements et ses 12 000 habitants sera une petite ville dans la ville. » Au sud-est de Laval, un nouveau quartier est en train de sortir de terre : 50 ans plus tard, ses habitants s’apprêtent à célébrer en grandes pompes ces cinq décennies.
« C’est un immense chantier encore jamais réalisé à Laval », décrit notre confrère. Le nouveau quartier couvrira une superficie de 100 hectares, que ce qui était des fermes et des champs. C’est effectivement une petite ville qui est alors en projet alors : seront construits des maisons individuelles, des logements collectifs, mais aussi « des écoles, des centres socio-culturels, une salle omni-sports, un stade nautique, une église », poursuit l’article. La première pierre de la Cité administrative est prévue pour la fin de l’année 1968. Pour ce faire, des vieilles maisons sont abattues, des larges rues sont tracées, deux ponts sont bâtis pour franchir le ruisseau Saint-Nicolas.
Une population de 12 000 habitants
Le tout doit accueillir « une population avoisinant les 12 000 habitants, c’est-à-dire autant qu’à Mayenne et plus qu’à Château-Gontier ». Plus de 2 200 logements doivent être bâtis par les différents opérateurs immobiliers et les bailleurs sociaux. La première école à voir le jour sera Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle. Un lycée technique libre est également dans les tuyaux : il ne verra pas le jour.
« On peut penser que lorsque tous les immeubles et les pavillons du Saint-Nicolas seront habités, la crise du logement n’existera plus à Laval, prédit notre confrère. En fait, le problème du logement n’est pratiquement plus à l’ordre du jour. On peut même se demander si tous les logements du Saint-Nicolas seront remplis. C’est alors que la venue de nouvelles usines devient la priorité de priorités. Maintenant qu’on est assuré que tous pourront se loger, il faut trouver des emplois nouveaux. » Les mêmes questions se posent, à l’heure où Laval est passée sous le cap des 50 000 habitants et a de nombreux projets immobiliers. L’histoire est un éternel recommencement.
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