« C’est un peu cavalier, comme façon de faire, même si je comprends bien les problèmes d’organisation », lance Alain Dilis, président de l’association des maires de la Mayenne (AMF). Début décembre, l’AMF et toutes les communes mayennaises ont reçu une lettre venant du Conseil régional et du rectorat de Nantes. Elle demandait aux mairies de faire un choix pour les rythmes scolaires avant le 15 janvier. Le Conseil régional a hérité de la compétence transport scolaire et doit s’organiser.
Problème, on avait laissé une année scolaire aux communes pour choisir entre 4 jours ou 4,5 jours de classe. Au final, elles n’auront eu que quelques mois. Et ce n’est pas sans poser quelques problèmes, surtout pour les écoles où on a d’autres priorités.
Toutes les communes ne sont pas prêtes à faire leur choix. « A Lassay, on travaille sur un possible RPI avec Le Housseau-Brétignolles. L’urgence est là. Ça va nous prendre du temps. Alors, faire un choix sur les rythmes scolaires est difficile, on ne peut faire cela en un mois », lance Jean Raillard, maire de Lassay-les-Châteaux. D’autres n’ont tout simplement pas eu le temps de réunir un conseil municipal dans le temps imparti.
Déjà 51 communes ont choisi
L’inspection académique aura-t-elle toutes les réponses pour la mi-janvier ? Pas sûr. « On va avoir une tolérance. Si on pouvait avoir les réponses pour le début février, ça serait bien », explique-t-on à l’inspection.
Mais, déjà, de nombreuses communes ont fait leur choix. « La tendance est au retour aux quatre jours. Je sais que dans les Coëvrons, elle est majoritaire », ajoute Alain Dilis. Au printemps dernier, 51 communes, représentant 59 écoles, soit un tiers des villes concernées dans le département, avaient déjà choisi de revenir aux quatre jours de classe.
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