Une « entreprise défaillante » pour le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire. Le président Emmanuel Macron a annoncé « si des sanctions doivent être prises, elles seront prises ». La journée a été compliquée pour Lactalis. La contamination du lait infantile aux salmonelles, sur le site de Craon, devient une affaire d'état.
Jeudi 11 janvier, à 17h, le groupe Lactalis a tenu une conférence de presse dans ses bureaux parisiens, tour Montparnasse. Michel Nalet, porte-parole du groupe, a débuté : « par s'excuser une nouvelle fois. On ne s'excusera jamais assez auprès des parents ». Il a assuré que « le site de Craon est fermé depuis le 7 décembre. 250 collaborateurs sont au chômage technique. La collecte du lait est toujours effectuée ». Le porte-parole a refait la chronologie des faits. Michel Nalet reconnaît que le groupe Lactalis « n'a jamais connu cela ».
Répondant au qualificatif de défaillance de Bruno Le Maire, Michel Nalet répond : « dès le début, nous n'avons pas cessé d'accompagner les parents. Nous avons 58 000 appels sur notre numéro vert. Nous avons accompagné nos clients, en réalisant 6 700 visites ».
Le porte-parole rappelle « qu'en août, une analyse positive aux salmonelles était réalisée dans l'environnement de l'entreprise, pas sur nos produits. Tout l'objet de notre enquête sera de savoir comment la salmonelle a pu resurgir ».
Enfin, il reconnaît : « il nous faudra regagner la confiance de nos clients ».
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