Pour cette riveraine, l’article paru dans nos colonnes a eu deux effets : le plaisir d’entendre parler de l’affaire qui la préoccupe jour après jour, mais aussi l’énervement contre les voisins qui refusent de parler. Cette trentenaire vit à proximité du bar Le Couleur café. Quotidiennement, elle dit subir le tapage qui émane de l’estaminet. Une perturbation qui a provoqué la fermeture du bar pendant quinze jours.
Cela fait seulement quelques mois qu’elle et sa famille ont emménagé dans le quartier. Un secteur qu’ils avaient trouvé « sympa, avec la boulangerie à côté et la cathédrale pas loin ». Lors de la visite, le bistrot est fermé. Lorsqu’il rouvre, commence l’enfer de ces riverains.
« Musique à fond, hurlements, bagarres, vomis sur nos façades, mégots qui traînent », liste la riveraine qui constate les dépassements d’horaire qui ont justifié la fermeture : « Le rideau est fermé à une heure du matin, mais les clients passent en dessous à quatre pattes. Ça dure parfois jusqu’à 8-9 heures du matin. » L’arrêté préfectoral fait état d’une fermeture à 4h15 du matin, mais aussi du fait que le gérant fume dans son établissement.
Photos et vidéos
La famille est excédée : « Tous les soirs, ça fait la fête. Nos seuls moments de répit, c’est le dimanche et le lundi, quand ils sont fermés. C’est comme si nous avions les clients dans notre salle de bain et notre chambre. On sature, c’est usant. On envisage de déménager, nous voulons quand même notre tranquillité. »
Régulièrement, cette néo-Lavalloise se met à la fenêtre, téléphone portable à la main. Elle photographie et filme le chahut. Des images qu’elles a déposées au commissariat. Car la voisine a porté plainte au mois de novembre. La fermeture administrative est intervenue fin décembre. « Nous avons été en vacances pendant quinze jours, se réjouit la famille. Mais quand ils ont rouvert, ils ont nargué le voisinage. Il ne suffit pas d’appeler la police. Il faut que les gens portent plainte, qu’ils n’aient pas peur des représailles. Si on a peur, ils vont s’octroyer tous les droits. Plus on en parle, plus les policiers vont agir. »
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