Où en êtes-vous dans la recherche de la cause de la contamination aux salmonelles ?
On continue nos investigations pour avoir une explication scientifique. Nous n’avons éliminé aucune hypothèse. Pour le moment, notre hypothèse numéro 1 est une résurgence de la bactérie de 2005. A-t-elle trouvé un lieu pour se maintenir en vie ? Ces bactéries salmonella agona résistent bien. On doit comprendre ce qui s’est passé pour repartir avec toutes les garanties possibles.
Un ancien salarié a témoigné sur France 2, dénonçant des conditions d’hygiène déplorables. Qu’avez-vous à lui répondre ?
On ne connaît pas le nom de cet ancien salarié. Je condamne formellement ses propos. Quand on affirme de telles choses, il faut les prouver.
Jusqu’à quand les salariés de l’usine de Craon seront-ils au chômage partiel ?
Le chômage partiel est prévu jusqu’au 4 février. Le comité d’entreprise s’est réuni, jeudi 18 janvier, pour une demande complémentaire. Cette période évoluera en fonction du redémarrage du site. 70 salariés travaillent sur d’autres sites mayennais et d’Ille-et-Vilaine. Le chômage partiel concerne 250 salariés. Notre volonté est de redémarrer le site, mais on ne peut pas évoquer de plan précis. Avant, on doit connaître les causes de la contamination.
Pourquoi faire des analyses sur les salariés ? En avez-vous les résultats ?
En temps normal, nous faisons déjà des analyses sur les mains et les gants des salariés. Là, nous réalisons d’autres analyses à la demande des autorités. A ce jour, on n’en connaît pas les résultats.
Qu’a donné la perquisition du 17 janvier ? L’arrivée des forces de l’ordre a-t-elle surpris les salariés ?
Nous l’avons toujours dit : on se met à la disposition de la justice. Ils ont saisi des documents. Notre volonté est de collaborer avec eux. Evidemment, ça peut surprendre, mais nous avions averti nos salariés qu’une perquisition était possible.
Intermarché a déjà annoncé qu’elle ne vendra plus de lait infantile de Lactalis. Quel sera l’impact pour votre entreprise ?
Nous n’avons pas l’habitude de polémiquer avec nos clients. Plus de 7 000 visites ont été effectuées chez eux. La multiplication des retraits a pu apporter de l’incompréhension. Nous aurons des réunions avec tous nos clients.
Qu’allez-vous faire des 12 millions de boîtes rappelées ?
Pour le moment, tout est stocké sur un même site. On va élaborer un processus. Mais nous n’y toucherons pas sans l’accord des autorités. On ne veut pas prendre d’initiative dans ce domaine.
Regrettez-vous de ne pas avoir parlé plus tôt ?
Depuis le premier rappel, nous avons pris la parole. Emmanuel Besnier l’a dit, les médias attendaient que ça soit lui qui parle. Il l’a fait parce que lui, comme nombre de collaborateurs du groupe, a été très affecté par certains propos. Nous n’avons pas agi par cupidité comme un homme politique a pu le dire récemment.
Allez-vous changer de stratégie de communication ?
Oui, et c’est déjà le cas.
Emmanuel Besnier a indiqué vouloir indemniser les victimes. Comment allez-vous faire ?
Nous étudierons au cas par cas. Contrairement à ce que certains ont dit, on ne cherche pas à acheter le silence. On veut adresser un message aux victimes.
Allez-vous rencontrer le président de l’association des victimes ?
On a répondu positivement à sa demande. On en fixe les modalités.
Continuez-vous à collecter le lait ? Les producteurs verront-ils le prix du lait baisser ?
La collecte continue. Elle est acheminée vers d’autres lieux de production. Cette affaire n’aura pas de répercussion sur le prix du lait, calculé selon certains indices.
On vous reproche de ne pas publier vos comptes. Allez-vous le faire ?
La publication de nos comptes ne changerait rien à la fixation du prix du lait. Je le redis : nous n’avons pas d’intérêt à voir nos producteurs en difficulté.
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