Grand admirateur du cinéma français et de la nouvelle vague, James Gray est un auteur à part entière dont le cinéma est hanté, depuis ses débuts, par la notion du choix qui s’offre à chacun, en particulier celui entre le bien et le mal. Ses films sont souvent imprégnés de spiritualité, mais rarement aussi explicitement que dans The Immigrant.
En 1921, à New York, Ellis Island est le point de passage obligé de tous les candidats à l’immigration. Ewa et sa sœur Magda, deux jeunes Polonaises, sont parquées, comme les autres, dans l’attente d’un visa.
Dans cette œuvre très personnelle (James Gray est issu d’une famille juive de Russie, qui a émigré aux États-Unis dans les années 20), le réalisateur recrée l’atmosphère oppressante d’Ellis Island.
Avec une mise en scène ample et superbe, et, surtout, une splendide photographie de Darius Khondji, il fait également revivre le New York de l’époque, avec ses cabarets louches, ses macs et ses immigrés qui peinent à s’intégrer dans la société. James Gray s’est inspiré de quelques peintres (George Bellows, Everett Shinn, etc.) et de Robert Bresson. Car ce magnifique mélodrame, qui retrace la descente aux enfers d’une victime innocente, est aussi un beau film mystique. Marion Cotillard est bouleversante, et Joaquin Phoenix est trouble à souhait dans son personnage de souteneur, touché par la grâce.
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