« Ils ont dormi dans le hall des urgences », lance en colère Anne Guisolia, membre du Réseau éducation sans frontières 53 (RESF 53). Ils sont onze dans ce cas à vivre actuellement entre les foyers et les rues de Laval. « Ce sont des enfants », s’emporte-t-elle.
Mineurs isolés, pour la plupart guinéens, ils ont fui leur pays pour vivre en sécurité en France. Le conseil départemental, en charge des mineurs isolés, a vu leur nombre exploser (250 actuellement). Le Département doit déterminer, s’ils sont mineurs ou non.
Et pour le conseil départemental, ces onze jeunes ne sont pas mineurs. « Il s’appuie sur des critères physiques comme la pilosité, la taille de la mâchoire. C’est n’importe quoi. Ils ont des papiers d’identité, mais ils ne sont pas pris en compte », conteste Pascale Lauret, membre de Sud éducation.
Qui doit s'occuper d'eux ?
Elisabeth Doineau, vice-présidente du conseil départemental, répond. « On s’appuie sur des caractéristiques physiques. Mais ce n’est pas leur seul critère pour déterminer leur âge. On tente de retracer leur parcours. On prend en compte leurs papiers. Pour ces onze jeunes, la préfecture nous dit que leurs papiers sont des faux, comme souvent pour les migrants arrivant de Guinée », indique la sénatrice.
Mineurs ou non, ces onze jeunes sont à Laval, mais n’ont pas de toit. « Ils appellent le 115. Il n’y a pas toujours de la place », se désole Anne Guisolia. Le Conseil départemental estime ne pas avoir à s’occuper d’eux, vu qu’ils ne sont pas considérés comme mineurs. « Ils ne dépendent pas du conseil départemental. C’est à l’Etat de les prendre en charge », complète Elisabeth Doineau.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.