Heureusement, l’ambiance est bonne. Et c’est certainement ce qui limite les arrêts maladie, voire pire. « C’est l’équipe qui me tient actuellement », assure une infirmière des Urgences de l’hôpital de Mayenne.
Les larmes jaillissent quelques secondes plus tard. « J’ai l’impression de n’être qu’une piqueuse, je n’ai pas le temps de revenir voir les patients pour savoir si on a pu soulager leur douleur. » Avec d’autres aides-soignantes, cette infirmière parle de maltraitance.
« Ce qui est lourd, c'est que ça dure ! »
Cette situation, elles sont plusieurs à admettre qu’elles ne l’avaient jamais vécue à ce point et qu’elles n’en peuvent plus. « Je sais qu’il y a plusieurs d’entre nous qui réfléchissent à autre chose. »
En cinq ans, cette autre infirmière a vu les choses se dégrader aussi. « C’est toujours très très tendu. Il y a quatre à cinq ans, nous enregistrions une quarantaine de passages aux Urgences, voire une cinquantaine par jour. Il n’y a pas longtemps, on a dépassé les 90. Et ce qui est lourd, c’est que ça dure. On est fatigué ! »
L’organisation hivernale avec la réouverture de lits temporaires a fait place fin mars à l’activation du dispositif Hôpital en tension. « On est en plein dans la conséquence de la fermeture débile des lits », dénonce Sébastien Lardeux, syndicaliste Force Ouvrière à l’hôpital.
Retrouvez l'intégralité de cet article dans Le Courrier de la Mayenne, paru ce jeudi 12 avril.
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