« A la fin de sa vie, l’essentiel ne sera pas la quantité d’euros amassés. L’essentiel sera la part de gratuité que l’on aura offerte », pense Philippe Royer. Le directeur général de Clasel, spécialiste du contrôle laitier (300 salariés), installé à Saint-Berthevin, et du groupe Seenergi, leader du conseil en élevage (1 200 salariés) est un patron philosophe prônant « l’économie du bien commun ».
A 52 ans, cette vision lui permet de prendre la tête des entrepreneurs et des dirigeants chrétiens (EDC). Il en est président national depuis le 15 mars. Ce mouvement est composé en majorité de dirigeants de PME et de TPE. « Nous sommes 3 200 chefs d’entreprise membres. Il y a huit ans, nous étions 1 500 », précise Philippe Royer.
De l'Orne à Clasel.
Ce fils d’agriculteurs ne pensait pas un jour être à la tête d’une telle organisation. Il grandit à Montgaroult dans l’Orne. Il se lance dans des études agricoles, passe un BTS, devient directeur général du contrôle laitier du Calvados en 1987. En 1998, il rejoint Clasel.
En 2004, un expert-comptable l’initie chez les entrepreneurs et dirigeants chrétiens. Il en deviendra le président départemental, puis régional, avant d’être vice-président national de 2010 à 2014, et aujourd’hui président. Il se reconnaît dans ce mouvement. « Je recherchais de la cohérence entre ma vie professionnelle et ma foi. La religion ne s’arrête pas à la porte de l’église. »
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