« J’ai appris mon métier en plus de deux ans à Saint-Pierre-des-Landes puis à Ernée. J’avais eu mon certificat d’études avant mes 13 ans. J’ai même été six à sept mois sans revoir mes parents », explique Eugène Phélipot.
Il a travaillé à Châtillon, Ernée, Craon puis s’est installé à Oisseau en 1949 en tant que bourrelier. Sa maison était située rue Ambroise-de-Loré.
« Je partais réparer les harnais en campagne de très bonne heure le matin, à 6h30, en vélo. Après j’ai eu une moto. On était chargés, on avait tous les outils qu’il fallait pour travailler chez les fermiers : pince en bois, nécessaire pour coudre, emporte-pièces, alènes, couteaux à pied, énumère-t-il. J’arrivais chez les fermiers qui n’étaient pas toujours levés. » Il travaillait à domicile parce que c’était plus commode et les fermiers avaient parfois jusqu’à cinq ou six chevaux.
Avant l'arrivée du tracteur
Il achetait le cuir par demi peau à la Maison Boudin de Mayenne puis à la Maison Ménardais. « C’était encombrant et ça pesait lourd. » Les peaux de vache, qui étaient tannées, étaient épaisses de 3 à 4 mm. « Je les coupais avec des couteaux mécaniques pour obtenir des bandes bien régulières. » Il confectionnait tout ce qui était nécessaire à une « belle attelée ». Il enduisait d’huile colliers, selles, brides, guides qui étaient utilisés pour diriger les chevaux. Il fallait aussi réparer les longes cassées ou usées.
« J’étais indépendant, je travaillais même le dimanche et je ne prenais pas de vacances », sourit-il mais il garde de bons souvenirs de cette époque. Il était payé à l’année par le client.
Puis, au début des années 1950, le tracteur est arrivé. « Il y avait moins de boulot » alors Eugène a posé du revêtement de sol, fait de la peinture, posé de la tapisserie pour terminer sa carrière aux assurances du Crédit Mutuel.
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