Si vous vous baladez quai Paul-Boudet à Laval, arrêtez-vous au niveau du numéro 63. Et regardez les barrières qui longent la Mayenne. Une partie est plus récente. « C’était l’entrée de mon bateau-lavoir, observe Gilbert Guyard. Au début, il n’avait pas de nom, puis je l’ai appelé le Saint-Joseph, du prénom de mon prédécesseur. »
Histoire de famille
Gilbert et son épouse Gisèle sont les derniers maîtres des bateaux-lavoirs de Laval. Entre 1969 et 1973, ils ont vécu sur la Mayenne, « sans savoir nager ». Leur fils y a fait ses premiers pas. Chez les Guyard, la blanchisserie est une affaire de famille. « Une de mes tantes avait pris un bateau-lavoir du côté du Vieux-Pont mais il a été sinistré en 1944. Elle en a repris un quai Paul-Boudet. Il a grossi en capacité et elle a fait venir Joseph Lemoigne, son neveu de Cherbourg. Il m’a embauché en 1966. »
Les Guyard prennent la suite. Si, sur le Saint-Julien, les laveuses, surnommées les “poules d’eau”, lavent encore à la main, Gilbert et Gisèle avaient déjà des machines, « une machine à laver et une repasseuse ». Le tout fonctionne au fioul. « Nous travaillions pour les hôtels-restaurants, les collectivités et les particuliers. » Des travailleurs, notamment, qui laissent leur bleu de travail le vendredi soir et filent aux bains-douches le temps de la lessive.
La suite dans Le Courrier de la Mayenne du 30 août.
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