« Quand on fait le métier d'agriculteur, il faut s'attendre à tout. Mais je n'avais jamais entendu parler d'une intoxication de bétail avec du compost de fumier de volailles. » Luc Bourillon, 54 ans, éleveur laitier, est installé avec son frère Vincent et Olivier Mezières, un cousin, sur le Gaec de La Roctière à Izé. Le GAEC gère un élevage de 90 vaches laitières et 180 bovins, génisses et bœufs.
Le 7 août dernier, il découvre au lieu-dit La Frette, situé de l’autre côté du bourg, une génisse couchée et une seconde décédée en bas du pré où paissent di-sept génisses et un taureau Prim'Holstein. Dès le lendemain, le troupeau est déplacé dans une autre parcelle où paissent onze bœufs. Un prélèvement était effectué par un vétérinaire sur l'animal en mauvais état qui venait de décéder et envoyé à l'institut Pasteur.
Pas de risques pour la santé humaine
Par élimination le vétérinaire soupçonne rapidement une intoxication au botulisme. Cette bactérie, non transmissible à l'homme, prolifère dans les cadavres en décomposition. Six autres génisses seront euthanasiées. Le 14 août, le vétérinaire du GDS (groupement de défense sanitaire) est affirmatif : l'origine de ces spores de botulisme est, sans équivoque possible, le compost de fumier de volaille épandu le 6 août dans le champ jouxtant l'herbage.
Plus de détails dans Le Courrier de la Mayenne du 6 septembre 2018.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.