Le tribunal administratif de Nantes, le 13 septembre, a annulé le licenciement de l’ancienne professeure de l’école municipale des arts plastiques de la ville de Laval. Elle avait perdu son poste lors de la réorganisation de l’établissement en 2015. Sandrine Le Moal, reproche à la mairie de ne pas avoir « sérieusement tenté de la reclasser » après dix ans comme professeure d’émaux à l’école d’art de la Perrine.
« Dans un courrier électronique du 12 janvier 2016, le directeur adjoint chargé des ressources a demandé aux directeurs s’ils disposaient d’un emploi. Tous ont répondu négativement », constate le tribunal administratif. « La demande ne portait que sur des emplois de catégorie B alors que la professeure a indiqué le 15 avril qu’elle était “prête à étudier toute proposition de nouveau poste en catégorie B ou, par défaut, en catégorie C”», font observer les juges nantais.
Une moyenne d'âge trop élevée
Or, « il ne ressort pas des pièces du dossier que les chefs de services aient été de nouveau consultés après cette demande, qui portait sur un champ d’emplois beaucoup plus large. Dans ces conditions, la recherche d’un emploi de reclassement n’a pas été suffisante », concluent les juges.
La réorganisation de l’école d’art de la Perrine s’expliquait par la volonté de la Ville de faire baisser la moyenne d’âge de ses 350 élèves. « Les cours d’émaux contribuent au vieillissement du public », avait fait valoir son avocate lors de l’audience de 2015. « La présence de la doyenne de l’école, âgée de 95 ans, a fait monter la moyenne d’âge de l’école. »
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