« Ca va du catho au gaucho », lance l'un des manifestants, présentant ainsi les 300 personnes réunies sur la place du 11-Novembre. Samedi 22 septembre, répondant à l'appel de l'association Revivre, ils sont là pour tenter de faire changer d'avis la mairie et la préfecture sur la question de la Halte de nuit.
Ce lieu, ouvert en 2015, se situe dans l'ancienne école d'infirmière dans le quartier Saint-Nicolas. Il permet à une trentaine de personnes, d'avoir un toit pour la nuit. « Ce sont les plus vulnérables. Nous avons beaucoup de femmes seules, avec des enfants. Mais, je n'ai pas d'autres solutions. la Halte va fermer à la fin octobre », indique Patrice Morin.
La Halte de nuit n'est plus salubre. « On ne peut pas continuer à payer 50 000 euros d'électricité pour mal chauffer, ou des sommes mirobolantes de blanchisserie », indique le président de Revivre.
Dans les locaux d'Harmonie mutuelle
Patrice Morin a donc cherché de nouveaux locaux. « Ça n'a pas été simple. Parce qu'on ne veut pas de pauvres », reconnaît-il dans son discours. Revivre a fini par trouver un lieu adéquat, rue de Cheverus, dans le centre-ville. Il s'agit des anciens bureaux d'Harmonie mutuelle. » «Nous aurions 50 places au lieu de 30. Ca nous permettrait de fermer des appartements d'urgence inadaptés. Les propriétaires sont prêts à faire des travaux pour créer des sanitaires », complète Patrice Morin. Cette installation ne serait que provisoire. Revivre envisage de construire un bâtiment pour la Halte de nuit sur son propre site.
Des raisons politiques ?
Seul écueil, la mairie de Laval (même si elle n'a pas la compétence dans le domaine) et la préfecture n'y sont pas favorables. Pour les deux, le lieu n'est pas adapté pour accueillir du public. « Parce les locaux pourris actuels sont certainement mieux adaptés », ironise Patrice Morin. Pour lui, la réelle raison est tout autre : « Elle est politique. »
L'association n'est pas arc-boutée sur ses positions. « Ce qui m'importe, c'est d'avoir des locaux salubres. » Qu'il soit dans le centre-ville ou non, importe peu. Lors du conseil d'agglomération, le 17 septembre, François Zocchetto annonçait avoir « d'autres options » pour implanter la Halte de nuit.
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