Qu’avez-vous réalisé pour obtenir l’autorisation de commercialiser les laits infantiles produits à Craon ?
Nous avons investi dix millions d’euros pour augmenter le niveau de sécurité du site. Le plan de contrôle est renforcé. Nous travaillerons avec plusieurs laboratoires, en utilisant différentes méthodes pour détecter d’éventuelles salmonelles. Le plan de redémarrage ne se fait pas dans la précipitation.
Allez-vous conserver les marques Picot et Milumel ?
Nous avons repris la commercialisation vers le Maghreb, le Moyen-Orient et bientôt vers l’Asie. Nous sommes de nouveau présents sur le marché français. La marque Milumel a disparu. Elle a été trop exposée médiatiquement. La poudre de lait sera désormais vendue en grande surface sous le nom Celia. Il y avait une réelle cohérence. La marque Milumel n’existait qu’en France. Pour Picot, nous avons décidé de conserver cette marque. Les laits Picot seront de retour dans les pharmacies courant novembre.
Les effectifs du site de Craon reviendront-ils un jour au niveau d’avant la crise ?
Actuellement, 146 salariés travaillent à Craon. Avant la crise, ils étaient 250. Une petite dizaine, réaffectés sur d’autres sites de Lactalis durant la crise, ont décidé de revenir. Comme la crise a été longue, d’autres ont pris des dispositions et ont décidé de rester dans leur nouvelle affectation. Le retour à 250 salariés sera lié à la reprise de l’activité. Nos clients internationaux et français nous font toujours confiance. Même si notre reprise est toujours encadrée, nous avons besoin de recruter pour faire face aux demandes. Nous cherchons 25 personnes : des électromécaniciens, des caristes, des personnes chargées de la qualité, etc.
La crise est-elle derrière vous ?
La crise n’est pas terminée. Une étape a été franchie. L’annonce de la reprise de la commercialisation est un soulagement pour nous, pour nos salariés, mais aussi pour toute la commune de Craon. En tant qu’acteur local, il faut se réjouir. Nous sommes le premier employeur privé de la commune. De fait, cela a un impact sur l’économie locale. La reprise n’a été possible que grâce à l’abnégation, à la motivation et à l’envie de bien faire de nos équipes, n’en déplaise à ceux qui voudraient fermer le site.
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